Une lecture actuelle qui éloigne de Paris, mais offre un rapport certain avec les toits…
« Les hommes sont bien malheureux, se disait Angelo. Tout le beau se fait sans eux. Le choléra et les mots d’ordre sont de leur fabrication. Ils écument de jalousie ou périssent d’ennui, ce qui revient au même s’il ne leur est pas donné d’intervenir. Et s’ils interviennent alors c’est la prime à l’hypocrisie et au délire. Il suffit d’être ici ou dans les solitudes que je traversais à cheval l’autre jour pour savoir où se trouvent les vrais combats, pour devenir très difficile sur les victoires à remporter. Somme toute pour ne plus se contenter de peu. Dès qu’on est seul les choses vous conduisent d’elles-mêmes et vous forcent toujours à prendre les chemins les plus durs à gravir. Mais alors, même si l’on n’arrive pas, quels beaux points de vue, et comme tout vous rassure. »
Le Hussard sur le toit, Jean Giono

