L’aventure se poursuit, la barque chargée de ses réfugiés, dieux et esprits laisse océans et cités pour aborder les rives plus arborées d’un « bois enchanté »…
Mais comment aborder la figuration des arbres et autres végétaux ? Plus envie de recourir aux « arbres-ballounes » et « arbres-damiers » qui abritaient les case felici de 2021-2023. Se résoudre à les peindre « feuille à feuille » ?



L’occasion d’étudier et d’éventuellement s’inspirer d’illustrations remontant à une bonne quinzaine d’années ? 🤔 Réalisées pour l’agence Green is Beautiful, elles s’appuyaient sur un texte de la biologiste et naturaliste Emmanuelle Grundmann évoquant la forêt comme refuge des réprouvés, résistants, utopistes et poètes…





La solution pourrait venir d’autres influences… Les tapisseries du XVIe siècle de La Dame à la Licorne ? Les « tableaux de jungle » du « douanier » Henri Rousseau ?

« Mon seul désir » – Musée de Cluny Paris – © 2021 Didier Descouens

Le Rêve – Henri Rousseau – MoMA New York
Ou encore les miniatures persanes… Peut-être une influence d’un récent voyage au Japon ? tant le travail actuel semble s’orienter vers les formats modestes sur papier, le détail et la précision. Les outils – crayons, plumes, pinceaux – deviennent de plus en plus fins, à l’image du fameux « pinceau à 1 poil » des miniaturistes moghols…

« Nouchirvan et les chouettes », Khamseh de Nezâmi, Mir Mosavver, 1539-1540